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Nous voici en automne, saison si photogénique avec ses longues nuits. L'occasion de parler de la photographie de nuit, exercice qui peut paraître périlleux au premier abord, mais qui répond simplement à quelques règles fondamentales.
Tout d'abord, la nuit, les multiples lumières ambiantes (lune, réverbères, néons, enseignes ou encore phares de voitures…) peuvent apporter un apport de luminosité non négligeable pour réduire son temps de pose. Il faut donc essayer d'exploiter au maximum les sources de lumières présentes autour de vous. Différentes techniques sont possibles, elles répondent toutes à des utilisations bien spécifiques car tout dépend du sujet réalisé :
Le flash
Cette technique peut être utilisée pour les portraits ou les prises de vues de détail. L'inconvénient du flash est qu'il transforme la lumière ambiante ; et en extérieur nuit, il assombrit considérablement l'arrière-plan de l'image. L'idéal étant d'allier le flash avec une pose un peu plus longue (1/15ème ou 1/30ème de seconde) sans bouger, de manière à fixer le sujet au premier plan tout en gardant l'ambiance de lumière.

La sensibilité (ISO)
Quand on dispose de peu de lumière en intérieur, ou la nuit en extérieur, on peut utiliser une haute sensibilité (ISO) aussi bien en argentique qu'en numérique (800, 1600, 3200 ou encore 6400 ISO). On raccourcit ainsi le temps de pose à la prise de vue afin d'éviter un « flou de bouger ». L'inconvénient principal de cette technique est la qualité du résultat : gros grain sur film argentique et augmentation du bruit (points colorés dans les zones sombres de l'image) sur fichier numérique. Cette solution sera néanmoins parfaite si vous devez fixer un mouvement sans utiliser de flash. De plus, la granulation de l'image peut produire un effet artistique intéressant.
La pose longue
Pour le paysage ou les scènes urbaines, la pose longue est la meilleure technique. Elle nécessite un trépied et un déclencheur souple (ou un retardateur) pour éviter les vibrations au déclenchement. Pour ce faire, il faut réduire la sensibilité du film ou de l'appareil (100, 50 ou 25 ISO) afin d'avoir une qualité d'image optimum. De plus, il faut fermer le diaphragme (entre f/8 et f/22) pour avoir une bonne profondeur de champs donc un maximum de détails nets à l'arrière plan. L'idéal est de multiplier les prises de vues avec des ouvertures de diaphragme différentes (bracketing) de manière à être sûr d'avoir la bonne exposition de lumière. Si vous utilisez un film argentique, il faut tenir compte de l'effet Shwarzschild : en dehors des vitesses d'ouverture courantes (du 1/8ème à 1/2000ème de seconde), les émulsions argentiques ne répondent plus aux indications de la cellule de l'appareil. Il faut alors multiplier le temps de pose comme indiqué ci-dessous : La cellule indique un temps de pose entre : 1 à 10 secondes, il faut multiplier ce temps de pose par 2 10 à 20 secondes, il faut multiplier ce temps de pose par 3 20 à 60 secondes, il faut multiplier ce temps de pose par 5
En fait, si la cellule de votre appareil vous donne un temps de pose de 4 secondes à une ouverture de diaphragme de f/11, vous devez multiplier ce temps par 2, donc un temps de pose de 8 secondes, puis vous réalisez trois prises de vue à f/8, f/11 et f/16 (bracketing). Ainsi vous êtes certain d'obtenir la bonne exposition.

Reproduit avec la permission de Fujifilm
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