Qu’est-ce que le triangle d’exposition et quel est l’impact sur votre photographie du réglage des trois paramètres qui le composent?Thomas Faso, directeur adjoint au Gosselin Photo Vidéo de Montréal, répond à cette question, en moins de deux (ou presque)!
Le triangle d'exposition, c'est quoi?
C'est tout simplement trois réglages qui vont nous permettre de régler l’exposition, donc la quantité de lumière qui est perçue par le capteur – cette lumière qui nous permet de créer une image. Ces trois réglages sont la sensibilité ISO, l'ouverture du diaphragme, ainsi que de la vitesse d’obturation.
Il y a différente façon de s’y prendre pour paramétrer ces réglages – Tomas Faso commence toujours par régler son ouverture de diaphragme en premier.
L'ouverture
L'ouverture est composée d'un diaphragme, dans l’objectif, qui va tout simplement se fermer et s'ouvrir pour laisser rentrer plus ou moins de lumière.
Avant de déterminer son ouverture, on doit se demander si l’on souhaite obtenir un arrière-plan derrière le sujet qui soit flou, ou très net, et respectivement de choisir une grande ou une petite ouverture.
Par exemple, si l’on est sur de grandes ouvertures à f/2.8, f/1.4 ou f/1.8, on va avoir un très beau flou d'arrière-plan, une très courte distance de mise au point, et forcément, plus de lumière qui va être projetée sur le capteur.
En contrepartie, plus on monte au niveau de l'ouverture qui s'appelle les « f » ( f/stop) : f/4, f/6.3, f/8, f/16, etc., plus l’arrière-plan sera net derrière le sujet, plus on aura une distance de mise au point qui est grande et moins de lumière atteindra le capteur.
Une grande ouverture est à prioriser, par exemple, lorsque l’on prend des photos de groupes de personnes (dont certains sujets sont plus rapprochés, d’autres plus éloignés) – la zone de netteté étant plus profonde, il est plus facile d’obtenir une mise au point sur tout le groupe.
Après avoir fait ce réglage, forcément, on se retrouve à avoir plus ou moins de lumière, donc d'exposition dans son capteur. C’est-là que Thomas privilégie de poursuivre le paramétrage avec un second réglage.
La vitesse d’obturation
La vitesse, on la détermine en fonction de ce qu’il y a à photographier. Par exemple, si on a du sport ou de l’animalier où le sujet se déplace rapidement, on pourra monter dans des vitesses très hautes; 1/400e et plus.
D’un autre côté, si on est face à un sujet lent ou presque immobile comme en paysage ou en photo de portrait, on pourra opter pour des vitesses plus basses sans risque d’obtenir des flous de mouvement qui seraient dus, par exemple, au mouvement du sujet pendant la période où l’obturateur laisse entrer la lumière dans le boitier.
On peut parler de vitesse basse lorsqu’on est à 1/200e, 1/150e, 1/80e de seconde et plus.
Plus on descend au niveau de la vitesse, plus le capteur est exposé longtemps et donc plus on a de lumière qui est reçue par le capteur.
Plus on monte au niveau de cette vitesse, moins on a de cette lumière.
C'est là qu’entre en jeu le troisième réglage qui va venir compenser si on a assez ou pas assez de lumière.
La sensibilité ISO
Donc, si l’on voit qu'après avoir réglé l’ouverture et la vitesse on n’a pas assez de lumière, on peut compenser en augmentant la sensibilité ISO : ISO 200, ISO 400, ISO 800, par exemple. Dans le cas où on aurait trop de lumière, il faudrait baisser la sensibilité ISO.
Si on descend jusqu’à ISO 100 (ou la plus petite valeur ISO que votre appareil vous permet), que l’on est en extérieur et que l’image est toujours surexposée, on pourrait revenir sur l’ajustement des deux paramètres précédent – voir si l’on peut fermer davantage le diaphragme ou réduire la vitesse d’obturation sans compromettre le résultat souhaité – ou tout simplement utiliser un filtre ND pour contrôler l’entrée en lumière, absorber une partie de celle-ci et l'empêcher de se rendre jusqu’au capteur.
Et alors, ce triangle?
Ces trois réglages forment ensemble le triangle d'exposition et l'exposition générale. Que ce soit en photographie numérique ou argentique, la dynamique entre ces trois paramètres est exactement la même.
Chacun d’entre eux a un impact sur la quantité de lumière que l’on retrouvera sur sa photo. La pratique, les essais, les erreurs et pourquoi pas un petit cours de photographie au Collège Gosselin, vous permettrons de comprendre et maîtriser la relation entre ceux-ci, vous permettant d’obtenir des images à la hauteur de celles que vous avez en tête!
Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter nos billets de blogue concernant plus spécifiquement la sensibilité ISO, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.
Et si vous avez des questions plus poussées, n'hésitez pas à passer en magasin discuter avec l’une de nos conseillères ou l’un de nos conseillers.