Adobe Lightroom est l’un des outils les plus utiles et faciles d’utilisation pour améliorer l’aspect de ses photos. La postproduction étant une étape cruciale dans la création d’une image, elle l’est d’autant plus en photographie culinaire. Il est en effet primordial de nettoyer et d’optimiser le look des aliments que l'on photographie dans le but de créer des images appétissantes. Je vous invite à découvrir ci-dessous les étapes de postproduction d’une photo culinaire ainsi que les principaux outils que j’utilise dans le logiciel. Nous terminerons par un montage simple dans Adobe Photoshop.
La balance des couleurs
Obtenir la bonne balance des couleurs est un élément crucial pour une photo réussie. Mon secret pour y arriver est de prendre une photo avec une chartre des couleurs telle que le « ColorChecker » sur ma mise en scène.
Une fois dans Lightroom on utilise cette photo pour aller sélectionner le blanc de la palette de couleur à l’aide de la pipette (ou en cliquant W) située à gauche du menu balance de température. Le logiciel ajustera automatiquement la balance des blancs en se fiant au blanc du « ColorChecker ». Cet outil ne donne pas la vérité absolue, mais de manière générale il nous donne une bonne inaction des chiffres à utiliser dans l’onglet « Température » et « Teinte ». C’est ensuite à vous de décider si vous changez légèrement les chiffres. Pour ma part, j’aime bien refroidir un peu l’image par rapport au chiffre que le « ColorChecker » m’indique. Ce n’est pas le cas pour tout type de photos, car notamment en portrait je préfère à l’inverse réchauffer l’image.
De plus, j’aime utiliser le profil « Adobe Couleur » pour avoir une image plus contrastée et colorée. De manière générale, c'est un profil qui s’utilise bien en photographie culinaire, car il permet de rehausser les couleurs des aliments.

Les réglages de base
Une fois la balance des couleurs ajustée à mon goût, j’ajuste le menu « Tonalité ». Je diminue le contraste et les hautes lumières et je j’augmente la luminosité des ombres.
J’aime bien donner une petite touche de magie à mes photos en diminuant d’environ -10 la clarté et de -1 l’effet brume. Enfin, j’augmente la saturation de +5 pour accentuer le look coloré de l’image.


La courbe des tonalités
Sur certaines images il peut être intéressant de jouer avec la courbe des tonalités pour permettre d’ajuster plus précisément tous les types de lumières dans l’image (hautes lumières, lumières, les noirs et les ombres). Dans cette image en particulier j’ai choisi d’augmenter les hautes lumières pour accentuer un peu plus les réflexions sur la scène.
Les couleurs
Le menu des couleurs est selon moi un là où l'on peut réellement transformer une image. Dans le cas de cette mise en scène, ce qui était très important pour moi était de mettre de l’avant les couleurs complémentaires turquoise et orange. J’ai donc choisi de modifier les verts, turquoises et bleus pour qu’ils soient plus saturés tout en diminuant la luminosité des bleus et turquoises pour mettre de l’avant la couleur de l’arrière-plan. Pour les oranges j’ai ajusté la teinte qui me convenait et j’ai fait l’inverse au niveau de sa luminosité en l’augmentant légèrement de sorte que les abricots et les fleurs accrochent l'œil.

Les détails
Bien que les caméras de nos jours permettent la prise d’images très nettes et haute résolution, j'aime toujours augmenter légèrement la netteté des contours. C’est particulièrement utile pour des projets commerciaux qui seront utilisés pour de l’impression grand format.

Les corrections
On revient maintenant en haut du menu où on trouve les outils pour aller travailler directement sur l’image. C’est le moment de scruter votre photo en zoomant pour éliminer les imperfections. C’est une étape très importante en photographie culinaire puisqu’en éliminant les imperfections sur les aliments et la scène on s’assure d’avoir un résultat appétissant.

Les masques
À l’aide de l’outil « masque », je crée des cercles sur les assiettes afin d’augmenter l’exposition et la luminosité des ombres. C’est une technique particulièrement utile en photographie culinaire puisque le contenu des assiettes est souvent sous exposé par rapport au reste de l’image. Le contenu de l’assiette étant le sujet principal, il est donc important de lui donner la vedette.
Finalement, comme le côté droit de l’image correspond au côté de la fenêtre, il est naturellement sur exposé par rapport au reste de l’image. On peut facilement l’ajuster en ajoutant un masque sur le côté droit de l’image en en diminuant l’exposition ainsi que les hautes lumières.


« Copier-coller » des paramètres en vue du montage final
Pour cette scène en particulier j’ai choisi de prendre plusieurs images avec des mains pour ensuite en faire un montage dans Adobe Photoshop. Pour ce faire, je « copie » les paramètres de l’image déjà retouchée et les « colles » sur les autres images que je souhaite intégrer au montage.




Montage dans Adobe Photoshop
Pour réaliser le montage final, il suffit d’importer les images dans Photoshop et de glisser une des images sur l’autre de façon à créer deux calques distincts. Ensuite, on utilise l’outil efface pour faire disparaître une partie du calque du dessus. Une fois l’image aplatie, il suffit de l’exporter en format JPEG et le tour est joué!

Pour conclure, les principaux éléments à modifier en photographie culinaire sont:
-La balance des couleurs
-Les jeux de tonalités et les contrastes
-Les couleurs
-Le nettoyage d’imperfections et l’élimination de réflexions ou d’objets qui dérangent l’œil
-La netteté de l’image
Il n’y a pas de recette qui s’applique à toutes conditions et il faudra toujours adapter notre retouche aux différents images et environnements que l’on photographie. Par contre, de mon côté j’ai quelques habitudes et réglages que j’applique à l’ensemble de mon travail pour avoir une certaine homogénéité de style, mais j’aime toujours laisser un peu de place à la spontanéité!

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Valérie Derome-Massé Valérie Derome-massé est une photographe québécoise qui se spécialise dans la photo animalière. Au fil des ans, elle a dédié une grande partie de son temps à l'observation des animaux sauvages. Son travail s'est peu à peu transformé en un grand livre de portraits en nature. Alors que son but premier est de chercher l’authenticité dans le regard de ses sujets, elle doit surmonter les nombreux défis et embûches de la photo animalière. C’est en usant de beaucoup de patience et de persévérance qu’elle explore les forêts du Québec à la recherche de ses sujets préférés. |



